Nathalie Dive est comblée. Cette consultante en ressources humaines a mené de main de maître la création de son cabinet de conseil, Divolia. Pendant deux ans et demi, elle a préparé son projet, prospecté sa clientèle et accompli plusieurs missions en indépendante, tout en percevant un salaire mensuel et en échappant aux formalités administratives. Comment ? En choisissant le portage salarial. Pour cette salariée de longue date, créer une boîte ex nihilo représentait un risque trop élevé. Le portage lui a permis de tester le marché et de s’assurer de la viabilité de son projet. En France, ils sont aujourd’hui 50.000 à avoir opté pour cette solution qui offre les avantages de l’indépendance, tout en conservant la sécurité du salariat. Un bon millier de ces “portés” finissent par créer leur propre boîte.

Le portage vous permet de proposer vos services à un client tout en étant salarié d’une société dite “de portage”, qui vous représente. Cette dernière facture et encaisse pour vous des honoraires qu’elle transforme en salaire en vous déclarant aux organismes sociaux (Pôle emploi, caisses de retraite, sécurité sociale…). Elle établit un contrat de travail (CDD ou CDI), ce qui vous donne droit ensuite, comme pour tout salarié, à l’assurance chômage. En échange, elle prélève un pourcentage sur votre chiffre d’affaires, variable de 6 à 12%. Bien sûr, elle ne s’occupe pas de tout : vous devrez trouver seul vos clients (sinon, ce serait de l’intérim) et fixer le montant de vos interventions. En clair, vous bénéficiez d’une certaine sécurité, mais c’est quand même vous qui faites bouillir la marmite.